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Gestion qualitative des ressources en eau

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Composante « qualité de l’eau vis-à-vis de l’azote »

Les eaux superficielles et souterraines du territoire respectent les seuils de bon état établis en application de la DCE. Certains cours d’eau et captages présentent néanmoins des concentrations en nitrates significatives, proches des seuils DCE ou dépassent ponctuellement ces seuils. Surtout, la lutte contre la prolifération des algues vertes induit la définition d’objectifs beaucoup plus sélectifs pour réduire les flux d’azote dans la baie de Douarnenez. En lien avec la composante « eutrophisation macro-algale », la réduction des apports et des transferts d’azote constitue un enjeu important du SAGE et vise les objectifs généraux suivants :

  • Maintenir un territoire à basses fuites d’azote
  • Répondre à l’objectif fixé pour l’eutrophisation macro-algale (conformité de l’indicateur EQR vis-à-vis du seuil de bon état au sens de la DCE)
  • Objectifs de réduction des flux d’azote précisés dans l’enjeu “interface terre-mer : eutrophisation macro-algale (cf. Chapitre 5.4.1.1 du PAGD)
  • Maintenir le bon état qualitatif des masses d’eau souterraines et viser une concentration moyenne maximale en nitrates de 35 mg/l dans les aires d’alimentation des captages prioritaire en 2021

Composante « qualité de l’eau vis-à-vis du phosphore »

La masse d’eau du Lapic ne respecte pas les seuils de bon état au sens de la DCE pour le paramètre phosphore total. Le Stalas et le Caon dépassent ponctuellement ce seuil. Ces dégradations sont notamment induites par les rejets de l’assainissement domestique (rejets directs dans le cadre de la collecte ou performances de traitement insuffisantes).
En agriculture, les marges de manoeuvre techniques pour réduire les apports de phosphore sont faibles. Des mesures sont cependant à mettre en oeuvre pour réduire les transferts de phosphore par ruissellement et érosion. Le SAGE fixe l’objectif suivant pour cet enjeu :

  • Atteindre ou conforter le respect du bon état des cours d’eau les plus sensibles à la pollution par le phosphore : Lapic, Stalas, Caon
Composante « qualité de l’eau vis-à-vis des produits phytosanitaires »

Au regard des critères établis en application de la DCE, le Lapic est déclassé vis-à-vis des produits phytosanitaires. Le Ris et l’Aber, exploités pour l’eau potable, présentent des dépassements ponctuels des seuils fixés vis-à-vis des pesticides dans les eaux distribuées. Cela signifie qu’un traitement adapté doit être réalisé avant la distribution vers les consommateurs. Le Lapic, le Stalas et le Pentrez dépassent les seuils de concentration en pesticides fixés pour les eaux brutes destinées à la production d’eau potable.

La qualité des eaux vis-à-vis des produits phytosanitaires constitue un enjeu écologique et un enjeu de santé publique. La Commission Locale de l’Eau a ainsi souhaité fixer des objectifs plus ambitieux que ceux liés à l’application de la DCE :

  • Conforter le respect du bon état des eaux au regard des produits phytosanitaires
  • Atteindre les seuils de qualité des eaux distribuées de l’AEP pour les eaux brutes (0,1 μg/l par substance, 0,5 μg/l toutes substances)
  • Tendre vers le « zéro phyto » pour toutes les collectivités du territoire, prioritairement dans le bassin versant du Lapic et dans les aires d’alimentation de captage et les bassins versants de prise d’eau superficielle